Est-ce que c'était vraiment naïf ? est ce que c'était trop demander ? Il faut croire que oui. Je ne vois pas où j'ai mal agit, je ne comprend pas. Quelle importance, maintenant qu'ils m'ont sortie de leur vie ? Etre blessée encore, une punition méritée, apparemment. Et toutes ces choses qui, chaque jour, les rappellent à moi. Ca m'arrache un sourire, et puis une larme. Pourquoi même écrire encore, m'en plaindre encore. Ma vie n'a été qu'une suite de répétition de cette scène. Et elle continuera encore telle quelle, je pense.
Pourquoi le temps passe ?
C'est très bien comme ca, si ca se trouve. Pour tout le monde. Se quitter sans se revoir, simplement après quelques mots écrits, à peine réfléchis, et trop vite envoyés. Mais c'est le mieux, c'est le mieux. De toute façon, vous n'auriez pas compris. Vous n'auriez pas compris ma vie. De toute façon, il en a toujours été ainsi.
Je vous ai toujours écouté, j'ai toujours fait de mon mieux pour être là. Mon téléphone est toujours resté allumé pour vous, ma porte toujours restée ouverte. Insuffisant.
Je ne vous ai jamais demandé de me comprendre, de m'écouter au delà de mes plaintes plates pour des choses sans importance. Trop de soir, je suis restée toute seule à pleurer. Sans personne à qui parler, contre qui m'appuyer. Cette année là, ma famille est tombée en morceaux. Et plusieurs fois par semaines, je quittais Ma Maison en claquant la porte pour marcher trois rues et me rendre compte que de toute façon, je n'avais nulle part ailleurs où aller. Pas de porte à laquelle frapper. Alors ne me dites pas que je n'ai pas été là.
Il a été le premier à vouloir m'écouter. Je ne sais pas pourquoi, mais ca a été comme ca.
Et je me suis écartée de vous, un peu.
Et vous n'avez plus jamais voulu me parler de vous.
De toute façon, tu ne nous disais jamais rien, on ne pouvait rien te demander, et surtout pas essayer de t'aider.
Après les premiers mois d'euphorie avec lui, quand je suis partie, et que je me suis rendue compte que vous me manquiez, c'était déjà trop tard.
J'aurais préféré l'apprendre tout de suite.
Se raccrocher à des chimères,
Essayer d'y croire encore.
Tous les jours j'en pleure.
Quelle importance de toute façon.
Pas une grande perte.
C'est toujours moi qui les ai, d'ailleurs, les deux tomes du fléau. Tu me les donnes ou je dois te les envoyer par la poste ? Peut-être que je ferais aussi bien de les jeter. Je n'en veux plus. Et toi ?
Un été, une plage.
La mer, le soleil, le ciel.
Mes vacances.
Là-bas, ca sent toujours l'herbe humide ou brûlée, à cause des marais et le sel, a cause de la mer, évidemment. Mais je suis sûre qu'il n'y a pas de sangliers. Et peu de risque qu'un feu sur laa plage fasse s'échouer un bateau par ici.
Le combi de ma mère grondait quand on est arrivés pour la prendre à la gare.
Nos vacances.
Y'avait des gros crocodiles
Et des orang outans,
Des affreux reptiles
Et des jolis moutons blancs
Y'avait des chats, des rats,
Des elephants,
Il ne manquait personne
Mis à par la licorne.
Une tente, des bottes de foins, des photos plus tard.
Et tellement de souvenirs.
Le malibu coco, que je ne suis plus capable de boire,
Les midis avec Karim,
Le sport entre filles (arg)
Le lycée, en réalité.
Parce que mes années de lycée, c'est vous.
A une époque où savoir que le Marinol était du cannabis en cachets m'aurais fait rire.
Etait-ce trop dur à comprendre,
Que quand je l'ai rencontré, j'avais eu trop mal,
A cause de ce qui s'est passé avec Marie,
Et que j'avais besoin d'air ?
De temps ?
Tous mes souvenirs, et tout ce qu'on a bien pu faire,
La nuit au dessus des voies ferrées, sur le petit pont,
L'accrogym,
Les fous rires,
Les messages,
Je voudrais pouvoir vous les rendre.
Je n'en veux plus.
C'est trop dur de pleurer quand "You take my breathe away" ou "Always all ways" ont le malheur de tourner sur mon MP3, d'avoir l'estomac qui se retourne quand je passe à Unitec, ou même quand je vois le 42 direction gradignan a Peixotto.
J'en ai assez d'espérer un mot de votre part alors que vous ne pensez déjà plus à moi.
Je voulais manger ces putain de pâtes et mater des films cons avec nos mômes à 40 ans, en se parlant du bon vieux temps.
Maintenant, je ne veux plus du bon vieux temps.
J'ai fait le tri de mes adresses MSN et bientôt je trouverais le courage de vider les numéros de mon répertoire, dans mon téléphone.
Je ne veux pas courir après les gens éternellement. Maintenant, c'est la fin. Moi, je n'en peux plus.
This is the way you left me,
I'm not pretending
No hope, no love, no glory,
No happy ending.
This is the way that we love,
Like it's forever,
Then live the rest of our life
But not together.
*
This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end
Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety or surprise, the end
I'll never look into your eyes...again
Can you picture what will be
So limitless and free
Desperately in need...of some...stranger's hand
In a...desperate land ?
This is the end,
Beautiful friend
This is the end,
My only friend, the end
It hurts to set you free
But you'll never follow me
The end of laughter and soft lies
The end of nights we tried to die
This is the end
*
Yesterday I lost my closest friend
Yesterday I wanted time to end
I wonder if my heart will ever mend
I just let you slip away
4 AM forever
Maybe I'll never see you smile again
Maybe you thought that it was all pretend;
All these words that I could never say
I just let them slip away
4 AM forever
Why don't you hear me when I'm calling out to you (to you)
Why don't you listen when I try to make it through (to you)
Goodbye, goodbye
Goodbye, you never know
Hold a little tighter
4 AM forever
Maybe one day when I can move along
Maybe someday when you can hear this song
You won't let it slip away
*
You take my breathe away...
*
En réalité, rien n'a vraiment d'importance. Parfois, je voudrais que tout s'arrête. Et je sais qu'un jour j'en arriverais là. Quand je ne serais plus qu'une coquille vide. C'est pour bientôt. Je vis pour lui.
Jusqu'à ce qu'il se lasse.
Aujourd'hui, j'ai vingt ans.
Je n'ai jamais autant eu envie de mourir.